Droit de réponse – De la résignation.

Le collectif Stop Amazon Briec remercie monsieur Déniel pour l’article paru dans Le Télégramme ce 7 avril 2022 sur l’entrepôt d’Amazon qui serait achevé cet été. Cette publication, à plus d’un égard instructive, appelle notre réponse.

De la résignation.

Les plus proches voisins du futur entrepôt – que nous avions aussi rencontrés – installés en 1981, n’avaient sous les yeux que la nature en effet, sans doute un vallon au fond duquel un ruisseau filait vers l’ouest. 81 : c’est le début d’une décennie au cours de laquelle a été impulsé l’élan néolibéral dont nous commençons de ressentir les effets en termes de pollution et de réchauffement climatique. Facilitation de la circulation, de la consommation, vite devenue incitation à la surconsommation, de la surproduction tous azimuts, et de la multiplication exponentielle de déchets consécutive. C’est le moment où les incinérateurs paraissent en effet être la solution, malgré les « inconvénients » que rappelle la personne riveraine : dioxine et maladies graves, cancers en général. Plusieurs de ces incinérateurs ont valu à des communautés de communes d’être condamnées ces derniers temps pour mise en danger de la vie d’autrui : à Vaux-le-pénil près de Melun, et à Ivry, dont l’incinérateur est en cours de vérification. Il serait peut-être bon que l’incinérateur de Briec soit aussi objet d’une vérification minutieuse. Personne en 1992 n’a soutenu l’opposition des riverains à cet incinérateur, nous a dit l’un des plus proches voisins.

La lutte contre la centrale gaz qui a bien failli être également installée à Briec a été autrement plus vigoureuse. Elle était fondamentalement juste : nous y disions entre autres qu’elle nous mettait sous la dépendance du gaz russe (et l’actualité valide, cruellement, cet argument, parmi d’autres), et qu’elle ne réglait pas le problème énergétique qui maintenant se pose en d’autres termes. Les opposants n’en voulaient ni à Briec, ni ailleurs. Hélas pour Landivisiau.

C’est le 31 janvier 2020 que la Sodise a informé par voie de presse de son projet d’installation à Briec. L’information en a été en quelque sorte neutralisée par l’annonce de l’arrivée d’Amazon presque en même temps. Une enquête publique s’est tenue en février 2021, les travaux ayant commencé, dont l’objet était une modification du PLU. Nous n’avons été que cinq personnes à répondre à cette enquête : deux pour des questions de parcelles, trois pour les questions environnementales et économiques-écologiques. La commissaire enquêtrice a d’ailleurs salué ces trois rapports transmis et s’en est inspirée pour sa conclusion. Là encore il s’agissait pour nous trois, toutes trois membres du collectif Stop Amazon, deux habitant Briec, d’alerter sur les conséquences d’un projet de ce type, en import / export, en adéquation donc avec la « logique » logistique de la mondialisation – la fameuse « supply chain » – c’est-à-dire un projet qui ne repose que sur l’intensification des circulations de marchandises et donc de la surproduction ; pour une sur-utilisation de matériel, exponentielle elle aussi. Qu’ont dit les autres Briécois ?

Il est vrai que nous avons centré notre lutte contre Amazon, emblème spectaculaire de ce système de la surconsommation, de la production de faux besoins, et de déchets. Système participant à l’aggravation du problème climatique, dont les « retraités pur jus » de Briec, sans doute grands-parents, seraient avisés de se préoccuper. Nous avons toujours défendu les commerçants de Briec, dont nous reconnaissions le dynamisme, mal récompensé. Nous avons assez alerté sur les conditions dans lesquelles les gens recrutés auront à exercer leur « emploi », et sur le fait qu’ils seront mal rémunérés (Il suffit de se reporter à la grève menée par les employés depuis 2 jours à l’entrepôt de Boves, pour une augmentation de salaire que Bezos aux 5 000 000 € par mois n’accepte de porter qu’à 3 % = 42€/mois.)

Nous avons, le 24 mars, par notre action à la Pointe du Raz, voulu alerter une fois de plus sur cette « vente » de la région, du pays, à l’entreprise transnationale aux grandes dents par le président Macron.

Dire que les gens qui ont plusieurs fois manifesté n’étaient pas de Briec n’a pas de sens : l’affaire est pour le moins nationale, on le sait. Il conviendrait plutôt de s’alarmer du fait que la Zone Industrielle de Briec se développe dans des proportions alarmantes en termes de consommation de foncier, et d’artificialisation définitive, pour un retour/ taux d’emploi somme toute assez faible, surtout si l’on tient compte de la robotisation si commode en plein développement. Il conviendrait de s’inquiéter aussi du sort fait aux zones humides, à l’eau, si précieux trésor, à l’heure où l’on commence à dire qu’il y aura des sécheresses, et autres « stress hydriques ».

Et c’est la résignation générale qu’il faut interroger en effet. Elle est au moins le signe d’une insuffisante prise de conscience de la gravité de ce qui vient. Les rapports du GIEC le disent assez. Et signe d’une impuissance, un sentiment que la pandémie de covid a sans doute renforcé. Qu’y pouvons-nous ? Rien, disent certains.

Tout, répondons-nous : il est possible (urgent) de construire le monde autrement. Au moins il convient de faire ce que la covid avec ses confinements a rendu impossible : débattre, discuter, penser les problèmes, celui du « modèle » Amazon, de la logistique, de la qualité des emplois, et des solutions possibles, mais de le faire ensemble.

Gens de la ZAD, « briécois pur jus » et tous les autres citoyens compris.

Macron a livré notre région à Amazon

Élections : les Bretons mobilisés contre le soutien d’Emmanuel Macron à l’expansion d’Amazon à Briec, en Bretagne et ailleurs

Jeudi 24 mars 2022, Pointe du Raz – Alors que le Gouvernement a tout fait pour favoriser l’implantation d’Amazon en Bretagne depuis 2017 tout en connaissant les chiffres des destructions d’emplois et des impacts environnementaux dus au e-commerce, les habitants se mobilisent aujourd’hui. Ici en Bretagne, l’entrepôt de Briec a été construit sous le mandat d’Emmanuel Macron, les habitants se rassemblent pour montrer que leur région a été sacrifiée et pour pointer du doigt la responsabilité du Gouvernement.

En Bretagne en 2017, il n’y avait aucun entrepôt Amazon. Pourtant, aujourd’hui, alors que les impacts sociaux et environnementaux du e-commerce sont documentés en France, nous n’y avons pas échappé. Cette expansion rapide et massive s’observe partout en France : le nombre d’entrepôts Amazon a été multiplié par 11 depuis 2017 en France, passant 4 à 44 entrepôts construits aujourd’hui (1). C’est le résultat d’un mandat durant lequel Emmanuel Macron a enchaîné les politiques en faveur du développement du e-commerce, aggravant la situation de nombreuses collectivités et des travailleurs.

Les habitants bretons se sont alors mobilisés ce jeudi 24 mars ars devant la Pointe du Raz, lieu symbolique de la région, et tout près de Plogoff, lieu de résistance aussi symbolique, afin de dénoncer la politique pro e-commerce menée par l’exécutif et témoigner de ses effets sur le bassin d’emploi et l’environnement au niveau local. Ils ont déployé une banderole où était écrit « Macron a livré notre région à Amazon » et ont multiplié les prises de paroles pour détailler les conséquences du développement du e-commerce sur leur territoire : augmentation de la précarité au travail, fraude fiscale pesant sur la collectivité et les habitants, destructions d’emploi dans les commerces physiques, impacts climatiques et artificialisation des sols, augmentation de la pollution de l’air, nuisances routières et accidents ont été mentionnés.

«artificialisation des sols, destruction de biodiversité, fiscalité, destruction d’emplois de proximité, précarité d’emplois, pollution, risques routiers, » ont souvent été déplorés par notre collectif

Mercredi 23 mars, un nouveau rapport publié par les Amis de la Terre France confirmait la poursuite des destructions d’emplois dues au e-commerce observées en 2018 et révélait que 85 000 emplois ont été détruits par le développement de la vente en ligne en 11 ans en France. Le Président n’a donc pas seulement fermé les yeux sur la situation, il l’a aggravé, faisant le choix délibéré de destructions d’emplois dans le commerce.

« La présence du nom de notre Président-candidat n’est pas un hasard, alors que l’année 2021 a été marquée par de multiples opportunités pour la France de limiter le développement de la vente en ligne, l’Élysée et la majorité La République en Marche ont tout fait pour favoriser le développement d’Amazon. » rappelle Etienne Coubard, porte-parole des Amis de la Terre France. En divisant par deux les impôts locaux d’Amazon en janvier 2021, en allégeant les procédures d’implantation des entrepôts (2), puis en jouissant de leur majorité à l’Assemblée Nationale pour mettre en échec des amendements de tous les groupes politiques qui proposaient d’encadrer la vente en ligne dans la loi Climat. Si bien qu’aujourd’hui, Amazon continue d’échapper aux taxes commerciales et n’a aucune limite dans le développement de ses infrastructures, contrairement à la vente physique.

Conclusion, « depuis plusieurs années, nous, habitants, tentons d’obtenir l’abandon des projets dans notre région. Pour certains entrepôts Amazon construits, nous avons déjà perdu et nous en subissons les conséquences aujourd’hui. Nous avons mené notre combat dans les tribunaux, dans la rue et auprès des parlementaires pour que notre message soit entendu jusqu’à l’Assemblée Nationale et nous continuerons de le faire. Alors qu’Emmanuel Macron a déjà annoncé dans son programme qu’il s’opposerait à tout encadrement de la vente en ligne; le combat se jouera en partie dans les urnes. »

Cette mobilisation s’ajoute à une série de mobilisations qui ont lieu dans sept régions en France les 24 et 25 mars, avec le même mot d’ordre.

(1)  Avant 2017 – 4: Montélimar, Sevrey, Saran, Lauwin-Planque 1 ; Entre 2017 et aujourd’hui – 44: Saint-Priest, Satolas-et-Bonce, Lyon, Annecy/ Seynod, Fontaine 1, Gidy, Artenay, Ormes, Strasbourg, Augny, Woippy, Lauwin-Planque 2, Boves, Sainghin-en-Mélantois, Senlis, Avion (proche Lens), Gauchy, Bonneuil-sur-Marne, Le Blanc-Mesnil, Paris 18è, Châtres-en-Brie, Moissy Cramayel, Villiers-Sur-Marne, Vélizy-Villacoublay,  Osny, Survilliers, Gennevilliers, Brétigny-sur-Orge, Noisy-Le-Grand, Beauchamp 1, Saint-Etienne-du-Rouvray, Moult, Morlàas, Toulouse 1 et 2, Frontignan,  Carquefou, Bouc-Bel-Air , Nice, Carros, ; En cours et en prospection – 14 : Lyon St-Exupéry, Fontaine 2, Longvic, Briec, Calais, Brebières, Beauchamp 2 et 3, Saint-Quentin, Rouen, Perpignan, Orange (en prospection), Pays-de-la-Loire (en prospection), Montpellier (en prospection).

(2) Loi d’accélération et de simplification de l’action publique

Revue de presse

Politico.eu: French grassroots Amazon resistance targets Macron

In the 5 years since the French president’s election, the US tech giant’s fast development has met with both open arms and fierce opposition.

Ouest France: « Macron a livré notre région à Amazon » : à la pointe du Raz, ils se mobilisent

Le Télégramme: Une banderole anti-Amazon déployée à la Pointe du Raz à Plogoff Réservé aux abonnés

Appel de l’ONU à préserver les zones humides, comme celle de Lumunoc’h

Voici une preuve de plus s’il en fallait de l’ineptie que représente le projet « Amazon » à Briec, pour nous toutes et tous bien entendu, mais plus particulièrement encore pour les élu⋅e⋅s de nos collectivités et pour les personnes à la tête de cet empire de la data et du « made in china » : l’ONU (le PNUE) vient de publier un rapport pointant l’impréparation majeure des gouvernements (à toutes les échelles) face aux incendies incontrôlés qui se préparent (+50% d’ici 2100). Il indique que les moyens de prévention sont indéniablement ridicules par rapport aux efforts de réparation déployés. La restauration des zones humides est une des mesures préventives fortes, qui tombe en plein dans le chantier d’Amazon à Briec : au milieu d’une zone humide.

De plus, le même jour Oxfam et Greenpeace ont publié un autre rapport pointant l’énormité des disproportions entre les ultra-riches et nous autres, habitants moyens de cette pauvre planète, dans nos comportements climaticides. Imaginez où se trouve le patrimoine de Jeff Bezos, quand le premier pollueur français (Gerard MULLIEZ) pollue 3.000.000 de fois plus qu’un français moyen…

Arrêtons Amazon et les dégâts, ici et ailleurs.

Pour les personnes ayant des mandats citoyens : merci d’entendre cet appel de l’ONU et d’arrêter le massacre. En 2100 vous serez morts, mais est-ce une raison pour mener une politique de la table rase.

Appel à actions contre le chantier Amazon à Briec

Le Collectif Stop Amazon Briec appelle tou⋅te⋅s les activistes et citoyen⋅ne⋅s à se mobiliser coûte-que-coûte contre le chantier d’Amazon à Briec. Bien entendu, la situation est clairement à l’avantage de notre adversaire, mais nous nous devons de ne pas laisser faire, de ralentir et de bloquer l’avancer de ce géant liberticide qui hypothèque nos avenirs en détruisant le présent (casses sociales, pollution et gaspillages, destruction des État par l’absence d’imposition juste…).

Ainsi, si vous souhaitez gêner, ralentir ou arrêter le chantier dans le cadre des principes de fonctionnement du Collectif, sachez que vous bénéficierez d’un soutien large et d’un appui en cas de coup dur.

Création de l’AFCAB : donnez et faites contribuer l’État à la lutte contre Amazon

L’Association de Financement Contre Amazon en Bretagne a été créée en novembre 2021, sur la base de la non-lucrativité et l’intérêt général. Elle a pour objet de financer les actions contre Amazon en Bretagne et ailleurs. Les dons reçus sont alors éligibles à un crédit d’impôt de 66% (dans la limite des plafonds autorisés).

Donnez à l’AFCAB pour participer à la lutte contre Amazon en Bretagne et ailleurs.

Les points clefs des statuts

À venir…

Le chantier d’Amazon à Briec bloqué : non à la colonisation de notre monde

En ce vendredi 5 novembre 2021 nous avons fermé le chantier Colas du géant du numérique Amazon, colonisateur de terres et d’espaces économiques, à Briec, à Moult en Normandie comme ailleurs.

Les travaux ont commencé et la lutte contre Amazon et son monde passe à l’action, pour que les projets de l’un des plus grands empires du monde soit arrêté ici en Finistère comme elle a arrêtée en Loire-Atlantique.

Depuis ce matin 7h le chantier Colas pour Amazon est bloqué pour demander :

  1. l’arrêt des travaux et
  2. un référendum départemental

permettant un véritable débat démocratique éclairé sur un projet qui vise à transformer durablement nos modes de vie, qui hypothèque nos avenirs, et qui va à l’encontre de la déclaration d’urgence climatique pour le Département adoptée Conseil Départemental récemment.

Vous pouvez venir sur place à tout moment pour un reportage et des photos (et le plus tôt possible sera le mieux car la politique actuelle de « maintien de l’ordre » nous fait dire que nous serons peut-être bientôt cernés).

Revue de presse

France 3 Bretagne : Finistère. Le chantier du futur site Amazon de Briec bloqué par des militants écologistes

Images

Mobilisation du monde du travail et des métiers

Ressources externes

Le collectif Stop Amazon à Briechttps://www.stopamazon.bzh
Position spécifique de Solidaires Informatiquehttps://solidairesinformatique.org/2020/10/30/solidaires-informatique-contre-amazon-and-c/
Position spécifique de Mingahttp://www.minga.net/wp-content/uploads/2020/11/communique-Minga-Amazon.pdf

Le texte complet

La multinationale AMAZON dégrade le travail humain et détruit plus d’activités et d’emplois qu’elle n’en produit.

Grand bénéficiaire de la crise sanitaire, première multinationale en capitalisation boursière, AMAZON bénéficie du soutien du gouvernement pour accompagner le développement de plateformes logistiques en France. Ici, dans le Finistère, les nouveaux élu-es de l’agglomération QBO (Quimper Bretagne Occidentale) semblent se soumettre aux décisions opaques de leurs prédécesseur-es, sans qu’un réel débat ait eu lieu avec la population.

À défaut de s’engager à réduire l’impact climatique de l’activité logistique, AMAZON investit massivement dans le développement dulogiciel de reconnaissance faciale “Rekognition”.

Le ‘business modèle” d’AMAZON est celui de tous les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) : une société totalitaire fondée sur une surveillance généralisée des êtres humains, au travail, dans la rue, chez eux, dans l’idée non plus de prévoir les tendances mais de les forger.

En tant qu’organisations syndicales et professionnelles, parce que nous savons historiquement que la remise en cause desdroits sociaux sont les prémisses de la destruction detoutesleslibertés, la lutte contre AMAZONs’impose nos agendas.

Pour gagner contre ce projet, il faut se battre sur plusieurs plans et coordonner différentes formes de luttes :

  • Il est de la responsabilité des élu-e-s de se ressaisir et de voter contre l’installation d’AMAZON à Briec ; de soutenir les services publics plutôt que de faciliter l’installation d’entreprises championnes de l’évasion fiscale ; d’investir dans le développement des activités de productions vitales, dans l’alimentation, la santé, l’éducation, la recherche, le bâtiment, les transports qui permettent de ménager les ressources plutôt que de les épuiser, qui permettent de sécuriser des produits et des services accessibles à toute la population.
  • Il est de notre responsabilité de proposer des initiatives permettant à la population de se mobiliser pour contrer les pressions qu’AMAZON ne manquera pas d’exercer pour imposer son projet.

Signataires : Minga ⋅ L’Alliance Slow Food des Cuisinier.e.s ⋅ FSU 29 ⋅ Union Syndicale Solidaires (Solidaires Informatique, SUD PTT 29, Assurance, Union Locale Cornouaille et Union Départementale 29) ⋅ UNSA Cornouaille ⋅ CGT des Agents du SDIS29 (Service Départemental d’incendie et de Secours) ⋅ CNT29 ⋅ la Fédération des Cafés-Librairies de Bretagne ⋅ Syndicat des Artisans Semenciers ⋅ Syndicat des Récoltants Professionnels d’Algues de Rives de Bretagne ⋅ Chambre des Métiers et de l’Artisanat 93 ⋅ Confédération des Commerçants de France

La Collectivité ASSIH simule une délibération en faveur d’Amazon

… et appelle cela de la démocratie.

Ce 24 septembre 2020, nous avons pu assister à un simulacre de démocratie : une simulation de parole publique, un débat inexistant entre élus, un vote à bulletins secrets non enregistré, des débats enregistrés dans les propos liminaires de la séance et de manière partielle (l’intervention de Mme PETIT est tronquée par exemple), sans rapporteur et le tout dans un contexte de confinements successifs. Voilà une bien belle transition démocratique après les élections de mars 2021.

Prenons le temps d’énumérer quelques principes de base de la démocratie des institutions publiques :

  • Un débat public a besoin de temps, de conditions favorables, de participation citoyenne… et ne peut se résumer à une simple et rapide prise de parole lors d’une assemblée délibérative, à visée contradictoire, pour le principe.
  • Seules les délibérations sur des questions de personnes (ex: discipline, exclusion, contrat de travail, etc.) devrait se faire à bulletins secrets, car la démocratie représentative requiert de pouvoir rendre des comptes à la population qui lui a délégué ses pouvoirs.
  • Les décisions, si elles doivent se prendre en pleines responsabilités (voir le point précédent), doivent également être enregistrées pour permettre à la population de s’y référer, de demander des comptes, car c’est un pilier sans quoi la démocratie ne dispose pas des moyens d’exister.
  • Quand majorité et opposition s’accordent pleinement sur un sujet aussi controversé, il y a tout lieu de penser que les conditions d’un combat contradictoire n’ont pas été réunies.

Le Collectif Stop Amazon Briec déplore donc un nouveau de déni de démocratie à mettre cette fois sur le compte de la Présidente ASSIH (PS) et de l’Assemblée qu’elle préside, après celui de l’ancien Président de QBO M. JOLIVET (UMP-LR). On change les élus mais pas souvent de méthodes.

Dont acte.

Jolivet offre un compromis de vente à Amazon

Quimper Bretagne Occidentale a donné pouvoir, le 6 février 2021, à son Président Jolivet de vendre une parcelle de 6Ha dans la zone de Lumunoc’h à Briec pour la société Vectura Immobilier. Dans les débats, jamais le nom d’Amazon n’apparaîtra, pourtant connu par le Président Jolivet, preuve s’il en fallait de l’opacité du dossier, et de l’impossibilité de la tenue d’un débat public sur l’implantation d’Amazon sur le territoire.

Notons que la vente est prévue pour 20€HT/m², alors que dans le quartier en cours de construction à Kervalguen, le m² à urbaniser coûte au moins 90€HT/m², ce qui est déjà considéré comme peu cher sur le marché.